vendredi 30 octobre 2015

RTT APHP : la CFDT signe le protocole d'accord

La direction générale de l’AP-HP et la CFDT AP-HP annoncent la signature aujourd’hui, après cinq semaines de négociations intenses, d’un accord sur l’organisation et le temps de travail. C’est pour 2015 le deuxième accord signé avec la CFDT, à l’instar du Protocole d’accord sur la résorption de l’emploi précaire.
RTT APHP : la CFDT signe le protocole d'accord
L’accord sur l’organisation et le temps de travail conduit à une réforme importante et équilibrée, conforme aux objectifs fixés : améliorer la prise en charge des patients, préserver les conditions de travail des personnels, améliorer la performance économique de l’institution.
Cet accord permet d'intégrer des garanties et des dispositions défendues par les négociateurs et qui n'auraient pas été prises en compte dans un acte unilatéral.
L’accord reprend, en les modifiant, les dispositions du protocole du 22 janvier 2002 et constitue le nouveau cadre de l’organisation du travail qui sera mis en place pour l’ensemble de l’AP-HP. Il met fin aux protocoles locaux et s’appliquera à compter du 1er janvier 2016 sous réserve du calendrier des procédures internes.
Des deux côtés de la table, l’accord signé traduit l’attachement à préparer l’avenir de l’institution. Il tient aussi compte des études de terrain menées pendant l’été dans des services de l’AP-HP, des revendications et des changements intervenus dans d’autres hôpitaux en France.
En mettant en œuvre cet accord le choix est fait de consolider l’emploi à l’AP-HP. C’est aussi le choix de l’équité, pour qu’il y ait moins d’arbitraire et un plus grand nombre de règles communes à l’ensemble de l’AP-HP.
Les grandes lignes de l’accord signé :
- L’organisation du travail en 7h36 est maintenue et ouvre droit à 18 jours de RTT.
- L’organisation du travail en 7h30, avec 15 jours de RTT, est introduite à l’AP-HP.
Pour les agents qui travaillent actuellement à l’AP-HP, il s’agira d’une option sur une base volontaire. Cette option pourra être choisie selon deux modes :
- dans le cadre individuel d’un passage à 7h30, qui sera alors assorti d’un forfait annuel de 18 heures supplémentaires, permettant ainsi de prendre en compte d’éventuels dépassements du fait du changement d’organisation. Cette option sera ouverte aux agents jusqu’à la fin de l’année 2016. Un bilan sera fait pour une éventuelle adaptation ou reconduction.
- dans le cadre d’une organisation différente entre la semaine (7h30) et le week-end (12 heures) en fonction des organisations de service. Cette formule permet de diminuer sensiblement le nombre de week-end travaillés. Pour que cette organisation soit adoptée, il faudra qu’elle concerne l’ensemble des agents du service ;
L’organisation du travail en 7h30 concernera par ailleurs les nouveaux recrutés, en fonction des organisations des services.
- L’organisation du travail en 7h50 est supprimée et ne pourra pas être maintenue au-delà du 1er septembre 2016. La transition dans les services concernés fera l’objet d’un accompagnement particulier.
- Pour les services qui ne fonctionnent pas 24h/24h, les organisations en 8h45, 9h, et 10h seront reconnues.
- Le principe de « l’équipe de journée », c’est à dire la répartition juste et équilibrée entre les horaires des équipes fixes du matin et de l’après-midi est acté et sera généralisé au plus tard le 1er septembre 2016. Cela met un terme aux équipes fixes du matin et de l’après-midi.
- Le temps de repas est maintenu dans le temps de travail pour l’ensemble des personnels, à hauteur d’une demi-heure.
- Les dépassements d’horaires seront mieux contrôlés et pourront être pris en compte lorsqu’ils sont justifiés.
- Les journées « forfait protocole » ne sont pas maintenues.
- Pour les cadres qui choisissent le régime du forfait (au lieu du décompte horaire), deux journées de « valorisation professionnelle» sont prévues : les cadres en disposeront librement pour des temps personnels utiles au bon exercice de leurs fonctions.
Avant d’être mises en œuvre, ces nouvelles dispositions seront soumises aux instances représentatives des personnels et des personnels désignés par les syndicats de l’AP-HP. Il est en effet nécessaire de pouvoir rapidement donner à l’ensemble des agents une visibilité sur les changements qui peuvent les concerner et dont la plupart d’entre eux seront engagés sur les neuf premiers mois de l’année 2016.
Dans les services concernés, les changements de rythme seront précédés d’une phase de travail participatif. Les changements doivent être adaptés à l’activité avec le souci permanent d’améliorer le service rendu au malade tout en tenant compte des conditions de travail des personnels.
Enfin, il est également convenu de mettre en place un comité de suivi autour des signataires de l’accord. Ce comité évaluera régulièrement les conditions de mise en place de la réforme et pourra faire, si nécessaire, des propositions d’évolution à soumettre aux instances.

lundi 19 octobre 2015

Ordre : vont-ils enfin tenir leur engagement ?

Le 25 mai 2010 Mme Marisol Touraine, alors députée de l’opposition, déposait une Proposition de Projet de Loi N° 2536 « tendant à supprimer l’obligation, pour les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes exerçant à titre salarié, de s’inscrire aux ordres professionnels ».

Ordre : vont-ils enfin tenir leur engagement ?

Cette PPL était soutenue entre autres par  mesdames M. Lebranchu, C. Taubira, messieurs F. Hollande, M. Valls, M. Sapin et L. Fabius… qui sont aujourd’hui en charge des plus hautes fonctions de l’Etat.
480 000 infirmièr-es refusent toujours l’adhésion à un ordre dont ils n’ont nul besoin, ceux et celles ayant adhéré, l’ont majoritairement fait contraint-es, par leurs employeurs, à l’embauche, ou les Caisses d’Assurances Maladie pour les professionnel-les en exercice libéral.

L’intersyndicale CFDT Santé Sociaux, CGT Santé Action Sociale, FO Santé, SNICS FSU, SUD Santé Sociaux, UNSA Santé Sociaux rejointe par les syndicats d’infirmier-es libéraux FNI et ONSIL, tout comme l’immense majorité des professionnel-les, attendent que le gouvernement tienne ses engagements.

 A l’occasion du projet de Loi de Modernisation de la Santé, Mme A. Le Houerou a déposé un amendement visant à remplir une partie de cet engagement. Voté lors de la discussion du projet à l’Assemblée Nationale, cet amendement a été supprimé par le sénat.

Nous attendons aujourd’hui qu’il soit rétabli lors de la réunion de la Commission Mixte Paritaire qui clôturera sans doute l’adoption de cette loi.

Espérant un terme au conflit qui dure maintenant depuis neuf ans les syndicats signataires et leurs adhérent-es seront attentif-ves à la volonté du  gouvernement à tenir ses engagements antérieurs, et sauront s’en souvenir en temps opportun.

lundi 12 octobre 2015

Quelques jurisprudences sur l'organisation et le temps de travail !



Afficher l'image d'origine


Les décisions de la jurisprudence
- Arrêt N°243766 du Conseil d’État 30 juin 2006 précisant qu’un agent en congé maladie est considéré comme avoir accompli ses obligations hebdomadaires de service


- Décision N°09NT00052 de la Cour Administrative d’Appel de Nantes du 30 juin 2009 confirmant que les congés maladie qu’elle qu’en soit la cause sont considérés comme des jours de travail effectif


- Arrêt N°331658 du Conseil d’État du 13 décembre 2010 précisant que le temps de trajet d’un agent pour relier ses différents lieux de travail est assimilé à du temps de travail effectif


- Arrêt N°331068 du Conseil d’État du 18 janvier 2011 précisant que les heures supplémentaires effectuées par les agents au delà du plafond mensuel statutaire des 15 heures mensuelles ne peuvent pas être indemnisées dans la fonction publique hospitalière


- Décision N°1001964 du 16 février 2012 du Tribunal Administratif de Bordeaux annulant la décision d’organisation d’un service de réanimation et de surveillance continue en 12 heures dans le Centre hospitalier de Libourne sous prétexte que le temps de consigne faisait dépasser la limite maximum des 12 heures.


- Arrêt N°355155 du Conseil d’État du 27 février 2013 précisant que les fonctionnaires de l’État en congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée ne pouvant être regardés comme exerçant effectivement leurs fonctions, ces congés ne peuvent donner lieu à l’attribution de jours de réduction du temps de travail


- Arrêt N°359501 du Conseil d’État du 6 novembre 2013 indiquant que le cycle de travail des agents en 12 heures doit respecter les dispositions de l’article 6 du décret du 4 janvier 2002 qui fixent le nombre de jours de repos à 4 pour 2 semaines, deux d’entre eux, au moins, devant être consécutifs, dont un dimanche.


vendredi 9 octobre 2015

Validation d’annuité de contractuel ou de période d’études, la CFDT vous alerte !

Vous vous êtes engagés dans le validation d’annuités de contractuel ou de périodes d’études alors cette information vous concerne.
Validation d’annuité de contractuel ou de période d’études, la CFDT vous alerte !
La validation de services de non titulaire permet de rendre valable ces périodes en constitution du droit, en liquidation et en durée d’assurance moyennant cotisations rétroactives (employeur et agent).
Avant le décret n°2015-788 du 29 juin 2015 et l’arrêté du 21 août 2015, aucun délai n’était imposé à l’employeur pour le renvoi du dossier de demande de validation à la CNRACL et les compléments.
Aujourd’hui la réglementation encadre plus précisément la procédure notamment dans les délais.
La CNRACL informe l’agent de l’absence de retour par l’employeur dans les délais réglementaires du dossier de validation ou de pièces complémentaires : l’agent doit dans un délai de 2 mois à compter de la réception de cette information confirmer sa demande ou son abandon. L’absence de réponse de l’agent dans le délai de 2 mois vaut confirmation de la demande.
La notification (ou devis) par la CNRACL auprès de l’agent et de l’employeur indique l’accord sur les éléments de validation et décline le décompte des retenues (cotisations rétroactives).
Le délai légal de 2 ans à réception de la notification vous permet si nécessaire de contester la proposition (services validés et/ou retenues).
La réponse au devis (acceptation ou refus) doit se faire dans le délai d’un an à compter de la réception du devis.
Le silence de l’agent au bout d’un an est considéré comme un refus définitif.
Suite à cette modification substantielle des procédures il est urgent d’agir.
De nombreux dossiers laissés inexploités sont restés dans les services RH de la FPH sans que les agents concernés le sachent c’est peut être votre cas.
Pour faire respecter vos droits rapprochez-vous au plus vite du syndicat CFDT santé sociaux qui vous aidera dans la démarche à suivre.
Avec la CFDT mes droits sont respectés.

mercredi 23 septembre 2015

Des moyens pour la santé et le social : la CFDT mobilise

Le 22 septembre 2015, 1 000 manifestants CFDT étaient réunis aux Invalides en présence de Laurent Berger, ainsi que plusieurs milliers en région. La délégation CFDT, reçue à Matignon,  a posé l’investissement dans la santé et le social comme une donnée nouvelle à prendre en compte pour le gouvernement.
Des moyens pour la santé et le social : la CFDT mobilise
La CFDT a évoqué le manque de moyens criant pour l’ensemble des prises en charges ainsi que pour les actions de prévention.
Nous avons soutenu la nécessité d’investir dans la construction des réseaux sur les territoires.  Les professionnels de la santé et du social doivent être reconnus pour la richesse qu’ils produisent.
Changer de regard sur nos secteurs exige une volonté politique, nécessitant une prise de conscience, y compris de l’opinion publique.
La précarité des professionnels de la santé et du social n’est plus acceptable, elle est l’expression du manque de considération des pouvoirs publics.
La CFDT a exigé une expression forte du Premier Ministre sur l’importance de nos secteurs pour l’économie, la cohésion sociale et des actes quant aux orientations politiques.
Pour des moyens pour la santé et le social, les Fédérations CFDT Santé Sociaux,  Interco et Sgen restent mobilisées.

mercredi 9 septembre 2015

Simplifier ou non, mais être au plus proche du travail

Au-delà de la question de la hiérarchie des normes et de l'épaisseur du Code du Travail, parlons du professionnel.
Simplifier ou non, mais être au plus proche du travail
Peut-on imaginer une société sans dialogue social ? Sans dialogue sur les questions économiques et sociales ? Au niveau national interprofessionnel, dans les branches, dans les entreprises ? Ce n’est pas forcément ceux qui en parlent qui en font le plus. L’interpellation est loin des préoccupations et attentes des salariés. Peut-on parler du dialogue social sans parler du travail et des conditions du faire ce travail, sans parler du professionnel ? On est beaucoup dans le macro de l’emploi, du Code, du Droit, de la norme… qui serait fait, pensé pour eux, les salariés. Mais eux, les salariés, sont ils bien la priorité des acteurs qui débattent ? On parle du Code sans parler du travail maintenu à distance. Combien d’accords sur la qualité de vie (QVT) et sur les espaces professionnels à ce jour ?
Pour la CFDT, un fil conducteur permanent, le « eux » est prioritaire. Une simplification du Code du Travail ? Oui, dès lors que celui-ci est devenu illisible. Un toilettage pour plus d’accessibilité, d’effectivité et donc d’efficacité, oui. Mais ne pas se tromper de finalité. Cela ne sera jamais synonyme pour nous de moins : de droits, moins de bénéficiaires, salariés, demandeurs d’emploi… Non au statut quo, mais place à l’intelligence et à l’innovation dans l’intérêt des salariés. Il faut sortir de la posture très idéologique consistant à penser que ce Code serait la source de tous les maux de l’économie, que le dialogue social serait un frein à la compétitivité, que la négociation collective nuirait à la performance de l’entreprise et qu’au final, toute forme de régulation jouerait contre la liberté d’entreprise… Ce n’est pas une réalité, ce n’est pas mon expérience de chef d’entreprise avant de devenir syndicaliste, ce n’est pas le ressenti de milliers de chefs de petites entreprises dans ce pays.
Si la modification de la hiérarchie des normes est synonyme de moins de dialogue social, d’absence de dialogue social là où il n’existe pas déjà pas aujourd’hui, d’absence de toutes formes de représentation des salariés dans des milliers de TPE et PME, alors, c’est non. La priorité souhaitée à, la négociation en entreprise suppose qu’il y ait des acteurs de la négociation. Quand certains négociateurs n’en veulent pas ou plus, alors, il n’y a plus vraiment de doute ou d’ambiguïté sur leurs réelles intentions. Certains représentants patronaux pensent encore que la négociation sur la QVT et la mise en place des espaces de dialogue professionnel, c’est du temps et donc un coût. Ils y sont hostiles. Ceux-là n’ont jamais admis que dialogue social pouvait rimer avec compétitivité et performance de l’entreprise.
Une alternative originale à l’inversion de la hiérarchie des normes serait la suivante : la généricité et la spécialisation par contextes. La personnalisation au bon endroit avec les acteurs pertinents. Un socle minimal pour tous, y compris TPE-PME, toutes formes d’emploi et de contrats confondus, négocié au niveau national interprofessionnel, en coopération avec les législateurs, puis une spécialisation par branche, et jusqu’à l’entreprise.
Une alternative méthodologique à ce qui se passe aujourd’hui : tout d’abord un pilotage par le bas et non par le haut. Par le réel et non le prescrit. Et pas à pas par expérimentation – évaluation, arrêt ou généralisation. Le droit au test, à l’erreur, à l’ajustement. La nécessité d’un pilotage souple des relations professionnelles sur ces deux bases : proximité au professionnel et légitimité. Eviter la judiciarisation permanente par posture ou par dépassement de ligne jaune permanente. Le dialogue social n’est pas seulement une affaire de norme, c’est un dialogue sur le professionnel.
Source : cadrescfdt.fr

lundi 7 septembre 2015

CGOS : Coupon sport 2015 : date limite le 31 octobre 2015

CGOS : Coupon sport 2015 : date limite le 31 octobre 2015

Date limite pour l’envoi de votre demande : 31 octobre 2015

 

Le Coupon Sport ANCV a pour objectif de favoriser l’accès à la pratique sportive des adultes, adolescents et enfants. Il permet de régler des adhésions, cotisations, licences, cours, stages auprès des associations et clubs sportifs.
Si vous souhaitez faire une demande de Coupons Sport, n’attendez pas ! La date limite pour l’envoi de votre demande au C.G.O.S de votre région est fixée au 31 octobre 2015.

Toute demande adressée hors délai ne pourra être prise en compte.